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Pamya Prod présente
The Supremacy

Bande Originale : Supremacy de MUSE  

https://www.youtube.com/watch?v=avM_UsVo0IA  

 

Affiche de Pitbull Production.  

 

Le petit téléviseur écran plat éclairait seul la sombre pièce. Quelques chaises se tenaient autour d'une table ronde en bois vieux modèle ; c'est ensemble datait sûrement des années 2000. Tout comme la petite horloge accrochée au mur qui berçait la pièce de son tic-tac incessant, et le tableau d'art moderne qui était en face. Ce tableau représentait simplement deux ronds blancs peint sur un fond rouge, mais valait tout de même quelques poignées de dollars. Deux portes donnaient accès à la pièce, opposées l'une à l'autre, mais aucune fenêtre ne montrait l'horreur de la rue. C'était mieux ainsi.  

Soudain, l'une des portes s'ouvrit violemment et un homme imposant (Marc Mesnil) – bien qu'âgé – pénétra dans la pièce d'un air furieux. Il tira un chaise et s'y assit, reposant sa tête sur le dossier. Après avoir observé tout autour de lui, ses yeux s'arrêtèrent sur le tableau d'art moderne. Paix. Étrange nom pour une oeuvre, surtout dans les circonstances actuelles. Si seulement ce mot régnait en maître dans le Cinéjeu Island, Josh n'aurait pas été tué. Tout comme les centaines d'autres gens tués depuis l'arrivée du nouveau gouvernement au pouvoir.  

L'homme se leva brutalement, propulsant sa chaise en arrière. Il regarda la petite horloge et écouta son tic-tac incessant. Plus le temps passait, plus il se sentait inutile ; et pendant ce temps-là, le gouvernement gagnait en pouvoir et en influence. Mais que pouvait-il faire ? Comment un homme seul pouvait lutter face à une organisation politique ? Il ne pouvait pas. Pour se calmer et sortir ce qu'il avait sur le coeur, il hurla. Sa détresse résonna dans tout l'immeuble.  

 

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A une centaine de kilomètres de là, un homme (Blad Demeci) se leva de son lit que nous aurions plutôt tendance à appeler paillasse. Il fit rapidement le tour de sa cellule de béton pour voir s'il n'y avait pas une issue. Aucune fenêtre ne donnait sur l'extérieur, seule une petite ouverture dans la porte permettait parfois à quelques rayons lumineux de rentrer. Impossible de s'enfuir, il le savait. On lui avait répété d'assez nombreuses fois avant son arrivée pour qu'il ne puisse l'oublier. Cela faisait maintenant deux ans qu'il était incarcéré, mais il ne tenait plus. Les conditions de vie – ou de survie – était trop difficile, la nourriture pas assez pas assez calorique, la tension trop forte. N'y tenant plus, il hurla à plein poumon.  

 

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«Papa ? Que se passe-t-il ?»  

La femme (Angela Ford) avait accouru dans la petite pièce lorsqu'elle avait été réveillée par les cris de son père. Elle l'observait d'un air soucieux maintenant, lui qui était assis sur une des chaises de bois. Le calme était revenu et l'on entendait de nouveau le tic-tac de l'horloge. Bien que sa fureur se soit dissipé l'homme n'était pas encore prêt à parler calmement, c'est pourquoi sa fille alla lui chercher un verre d'eau. Lorsqu'il l'eut vidé, elle répéta sa question d'un ton plus autoritaire. L'homme hésitait à dévoiler à sa fille ce qui s'était passé tant cela avait été violent. Mais elle n'était plus un enfant depuis longtemps et devait savoir afin qu'elle ne devienne l'un de ces moutons qui se font dicter leur conduite par une poignée d'hommes fous. Elle devait savoir.  

 

Tout avait commencé dans la matinée. L'homme nommé Victor s'était rendu à son boulot à pieds, comme tous les matins. Il travaillait dans le domaine de la presse, en tant que rédacteur pour un petit journal politique opposé au gouvernement actuel. Chaque jour, des articles dénonçant les mesures dictatoriales de Scott Reed, président élu deux ans plutôt, paraissait dans ce quotidien interdit à la vente. Malgré cette interdiction, le journal continuait de paraître régulièrement sur le marché noir grâce à son rédacteur en cher, Josh.  

Mais ce matin là, tout semblait avait basculé. En arrivant dans la petite ruelle où se trouvait la rédaction, Victor fut surpris de voir le bâtiment en feu. C'est alors qu'il vit son patron en pleurs devant ce spectacle. Victor s'approcha de lui et déposa sa main sur son épaule avant de lui demander ce qui avait bien pu se passer. Josh lui répondit simplement qu'il avait appelé les pompier il y a une demi-heure maintenant mais qu'ils n'étaient toujours pas là. Pas de doutes, c'était un coup monté du gouvernement pour éradiquer une bonne fois pour toute le seul quotidien qui résistait encore !  

En fin de matinée, Josh avait réuni toute la rédaction chez lui. Il avait déclaré que si le gouvernement s'était débarrassé du journal, il ne s'était pas débarrassé de ses rédacteurs. Ainsi, les rédacteurs pouvaient continuer leur travail en donnant leurs informations à l'oral. Après avoir voté à l'unanimité ce projet, les rédacteurs partirent dans les rues dévoiler au plus grand monde la vérité.  

Mais en fin d'après-midi, alors que les rédacteurs s'apprêtaient à rentrer chez eux, vingt hommes en uniformes avaient débarqué dans la rue. Ils n'avaient pas hésité à tirer sur les rédacteurs devant les quelques enfants ahuris qui jouaient dans le parc. Les rédacteurs avaient essayer de fuirent mais rapidement, les soldats les avaient encerclé. Victor avait tout de même réussit à échapper à leur surveillance, tout comme quelques autres personnes. Il s'était caché derrière un camion à l'arrêt à l'arrivée des soldats et avait attendu. Depuis sa planque, il n'avait pas vu l'arrestation mais l'avait entendu. Il avait perçu le cri de Josh qui déclarait que la dictature devait cesser ; il avait aussi perçu les coups de feu sourds qui avaient suivi ; et enfin, il avait entendu les cris d'effrois de ses collègues.  

Le gouvernement s'était débarrassé du journal et des rédacteurs.  

 

«Mais quelle horreur !Ce gouvernement est bien plus terrible qu'on ne le dit à la télé ! »  

Victor fut rassuré. Sa fille comprenait la menace que représentait le gouvernement de Scott Reed. Connaissant la vérité, elle ne se laisserait plus bercée par les affiches de propagandes et les journaux truqués qui mentaient au peuple. Grâce à cette simple anecdote, sa fille allait devenir comme lui, un résistante.  

 

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L'homme se coucha sur le sol froid de sa prison et attrapa une feuille qui dépassait de sous sa paillasse. Il s'assit sur son lit et débuta la lecture du seul objet qu'il avait pu conserver à son arrivée. Grâce à un ingénieux procédé, il avait pu cacher cette article de journal et l'acheminer jusqu'à sa cellule. L'article se résumait en un gros titre, Le principal adversaire politique de Scott Reed incarcéré sans raison à une semaine des élections.. C'était vrai, l'homme avait été envoyé en prison pour de multiples crimes qu'il n'avait pas commis. Et c'est ainsi que Scott Reed avait réussi à s'imposer aux élections présidentielles de Cinéjeu Island deux ans plutôt.  

 

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«Enlèves donc ces pitoyables vêtements ! Tu me fais honte ainsi habillés.»  

Il avait suffit à Scott Reed (Ben Homard) de dire ces quelques mots pour voir sa maîtresse se mettre en petite tenue devant lui. Il lui suffisait de dire simplement deux phrases pour que n'importe qui fasse ce qu'il demandait. Il était un très grand orateur, et c'est ainsi qu'il avait réussi à imposer sa dictature dans tout le Cinéjeu Island ; il avait un peu triché aussi, cela est vrai.  

«Je suis vraiment désolé pour ton père Angeline, mais je n'avais pas le choix.  

Il n'est pas mort. Il a survécu comme d'autres rédacteurs.  

La maîtresse de Scott n'était autre que la fille du rédacteur que nous connaissons bien. Elle avait connue son amant avant sa montée au pouvoir à l'école de droits et l'avait depuis toujours soutenu sans rien dire à son père. Elle apportait régulièrement des nouvelles du journal à Scott, c'est d'ailleurs elle qui avait donné l'adresse de la rédaction.  

C'est avec effroi que Scott Reed apprit la nouvelle. Comment certains rédacteurs avaient-ils pu survivre ? Il demanda des précisions à Angeline qui répéta ce que son père lui avait dit. Une fois l'histoire entendu, Scott voulu plus d'informations sur les rédacteurs mais sa maîtresse n'avait rien d'autre à lui révéler à part l'adresse de son père. Mais devait-elle vraiment le trahir ? C'était son père et il lui faisait confiance? Il l'avait élevé seul depuis sa naissance et s'était toujours occupé d'elle du mieux qu'il pouvait. Devait-elle donc le trahir pour son bien-aimée ? Il lui fallait plus de temps de réflexion. Elle préféra donc ne rien dire à Scott pour le moment.  

Avant d'envoyer Angeline dans le lit, Scott lui ordonna de surveiller son père et de le tenir au courant des moindres faits et actes de ce dernier. Scott était quelqu'un de très paranoïaque. Il attendit le serment de sa maîtresse puis, l'ayant obtenu, la rejoignit dans le grand lit présidentiel  

 

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Mary (Suri Pendragon) attendait chez elle d'importants invités. Ou plutôt attendait-elle des invités qui allaient prendre une importante décision. Pour patienter, elle s'était assis sur un des quatre fauteuils du salon et avait allumé la télévision; ainsi, un documentaire sur les baleines bleues la divertit. Elle pouvait voir de grandes baleines de plusieurs mètres de longs nager entre les poissons, manger des planctons, élever des enfants, … Bref, des baleines qui vivaient en libertés, bien loin des restrictions et privations du monde actuel.  

Mary fut très vite tirée de ses pensées de libertés par la sonnette de la porte d'entrée. Elle éteignit la télévision et se leva de son fauteuil pour aller ouvrir à sa première invitée. Cette dernière était une jeune femme, Jane(Diane Chant), du même âge que Mary et qui travaillait elle aussi au journal. Car ce que nous ne vous avons pas dit, c'est que Mary était la secrétaire de Josh, le directeur d'un célèbre petit journal politique disparu la veille suite à un incendie et une fusillade… Voilà pourquoi elle attendait des rédacteurs chez elle!  

Mary invita donc la première rédactrice présente à s'asseoir en attendant les autres. Elles discutèrent ensemble de tout et de rien, de la neige et du beau temps, des baleines et du gouvernement… Les minutes passèrent et aucun autre rédacteur ne vint sonner à la porte de Mary. Les quelques rédacteurs ayant survécu à la fusillade avaient pourtant tous été prévenu du lieu et de la date de la réunion, mais aucun ne semblait avoir eu le courage de venir. Pas même l'organisateur du rassemblement qui n'était toujours pas là. Peut-être avaient-ils tous compris que le danger était trop grand et avaient préféré abandonner le projet…  

Les deux femmes commençaient vraiment à perdre espoir de voir quelqu'un d'autre arriver lorsque la sonnette d'entrée retentit de nouveau. Mary se précipita pour aller ouvrir et découvrit avec une grande joie qu'il s'agissait d'un rédacteur. Et par n'importe lequel, il s'agissait de l'homme même qui avait organisé la réunion, celui qui avait une fille du même âge que les deux autres femmes, Angeline… Mary lui fit la bise et l'invita à entrer et à s'asseoir. Elle était très heureuse de le voir et vraiment enthousiasmé par son projet! A peine s'était-il assis que déjà les deux femmes l'accablèrent de questions.  

«Alors quand est-ce que l'on démarre la réunion?  

- Tu as de nouvelles idée pour ton projets?  

- Tu nous apporte de bonnes nouvelles je suppose?»  

Le vieil homme soupira longuement en observant les deux jeunes femmes qui se trouvaient face à lui. Elles étaient jeunes et insouciante et ne se doutait pas que tous n'étaient pas aussi courageux qu'elles. Il leur annonça donc la nouvelle.  

« Sur les quatre autres rédacteurs ayant survécu à la fusillade, aucun n'a voulu assister à la réunion et participer au projet de peur d'être enlevé à leur famille. Nous sommes donc seuls.»  

 

La réunion débuta et le seul homme présent donna ses idées aux deux femmes. Il leur expliqua qu'il avait rêvé d'un Cinéjeu Island libre et démocratique où toute personne était libre de s'exprimer quand il voulait, sur le sujet qu'il voulait. Autrement dit, revivre au Cinéjeu Island des années 2030. Mais pour revenir à ces temps lointains aujourd'hui oublié, il fallait que le peuple se révolte contre le gouvernement de Scott Reed. Et ce n'était pas chose facile! De nombreux citoyens avaient été bercé par la propagande depuis toujours et pensaient que le gouvernement actuel était bon et bienfaisant. De plus, tout le monde craignait l'après Reed; en effet, qui allait diriger le pays? Et par quel procédé? Nul ne pouvait répondre à ces simples questions.  

La réunion avait pour but de trouver un moyen pour convaincre le peuple de se soulever contre le gouvernement, mais les trois collègues furent très vite confronté à un gros problèmes. Comment, à eux trois, pouvaient-ils convaincre des millions de personnes? Pas de doute, c'était juste impossible. S'ils voulaient révolter le peuple, ils devaient être plus nombreux et plus influent. Ils devaient trouver des personnes prêt à s'engager. Les trois collègues réfléchirent et proposèrent l'un après l'autre des proches, de la famille ou des amis. Mary nota avec son petit stylo rouge les divers noms qu'on lui donnaient: Marc Roger, Stephen Ford, Elise Pendragon, … Une liste d'une trentaine de personnes se forma rapidement.  

Tandis que ses deux amis continuaient de proposer de nombreux noms, Jane songea aux personnes célèbres qui pourraient venir les soutenir. De nombreuses stars défilèrent dans sa tête sans qu'aucune ne conviennent car n'étant politiquement pas engagé. Elle continua de réfléchir lorsque soudain, une idée intelligente bien que dangereuse lui vint à l'esprit. Elle ne prit même pas le temps de penser aux détails de l'aventure et dévoila son idée aux deux autres qui l’approuvèrent immédiatement.  

«Vous souvenez-vous de l'article que nous avions écrit il y a deux ans, peu de temps avant les élections? Celui qui disait que le plus grand adversaire politique de Scott Reed avait été envoyé à la prison de Cannasucre… J'ai vu que cet homme était encore en vie! Imaginez le soutien qu'il nous apporterait si, par malheur, une bande de journalistes l'aidaient à s'échapper de la prison…»  

 

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Un film de science-fiction réalisé par le grand Cordelason Forza dans le studio "La villa rouge". Avec Marc Mesnil, Angela Ford, Ben Homard, Diane Chant, Blad Demeci et la sublime Suri Pendragon. Sur des musiques de Willem Anderson et Supremacy du groupe MUSE. Produit et écrit par Emilien pour Mimi Production GM. Affiche de Pitbull Production et effet spéciaux de Magic Mimi !

Scénario : (4 commentaires)
une série A de science-fiction de Cordelason Forza

Marc Mesnil

Angela Ford

Ben Homard

Diane Chant
Avec la participation exceptionnelle de Suri Pendragon, Blad Demeci
Musique par Willem Anderson
Sorti le 15 octobre 2033 (Semaine 1502)
Entrées : 23 031 402
url : http://www.cinejeu.net/index.php?page=p&id=54&unite=fenetre&section=vueFilm&idFilm=22543