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Morcar Prod présente
Les aventuriers du Temps - Haute Sécurité

An 2478, locaux de l'Agence T.I.M.E.  

Debout dans leurs caissons de transfert, situés au centre de la pièce, les quatre agents temporels se tenaient prêts pour leur première mission. Voilà deux ans qu'ils subissaient les entrainements de l'Agence, un training neuro-virtuel si éprouvant que nombreux étaient ceux qui abandonnaient la formation avant son terme. Mais pour eux, le grand jour était enfin arrivé, ayant obtenu la précieux césame qui les autorisait à partir réellement sur le terrain. Après un rapide briefing avec Bob, leur responsable de mission, et Sam, un robot instructeur qui leur avait présenté les éléments techniques, les quatre agents avaient intégrés leurs caissons pour être envoyés dans leurs réceptacles, en 1921...  

Depuis la découverte d'un moyen de voyager dans le temps et les réalités parallèles, des groupuscules tentaient régulièrement de modifier le passé, ce qui pouvait avoir des conséquences désastreuses à bien des niveaux. L'agence T.I.M.E. avait été fondée pour envoyer des agents en mission à travers le temps pour empêcher des failles temporelles d'être ainsi ouvertes. Mais ces voyages ne se faisaient pas sans mal, aussi la durée d'un transfert était limitée, et chaque agent était débriefé après chaque mission pour déterminer s'il pouvait ou pas retourner en mission une prochaine fois. Seul le Consortium pouvait prendre cette décision, et rares étaient les agents qui avaient effectué plus de dix missions. La plupart en faisaient même bien moins. C'est la raison pour laquelle de nouveaux agents avaient besoin d'être formés continuellement.  

Bien souvent, surtout lors des premières missions, les agents ne parvenaient pas à remplir celle-ci durant le temps qui leur était imparti, ce qui les forçait à retourner une seconde fois dans le temps, et à tout reprendre à zéro. Car les seules choses qu'ils ramenaient avec eux étaient leurs souvenirs de mission. Tout objet qu'ils avaient acquis sur place était perdu. Les quatre nouveaux agents avaient donc été prévenus : il était fort probable qu'ils ne réussissent pas leur mission dès la première fois, mais ils devaient retenir le maximum d'éléments pour qu'à leur deuxième voyage ils puissent tirer profit de ce qu'ils avaient fait la première fois.  

Tout étant prêt, Sam activa la procédure. Dans leurs caissons, les agents temporels ressentir cette sensation qu'ils avaient plusieurs fois ressenties lors des simulations de leur entrainement. Mais cette fois-ci, ils savaient que c'était bien réel. Cette fois-ci ils allaient être réellement projetés dans des réceptacles, cinq cent ans en arrière, en plein coeur des années folles parisiennes...  

 

Se relevant brusquement dans son lit, Joel (Aidan Meade) reprit une grande bouffée d'air lorsque le transfert fut terminé. Le souffle coupé, il reprenait ses esprits lorsqu'une aide soignante s'approcha de lui pour voir ce qui lui arrivait. Quelque peu paniqué, il tâta son corps à différents endroits pour voir s'il était bien entier, puis se rappela rapidement qu'il ne s'agissait pas de son corps. Seul son esprit avait été transféré dans ce réceptacle. Observant autour de lui, il remarqua dans le dortoir au milieu duquel il était allongé trois autres patients de l'asile Beauregard qui comme lui avaient attiré l'attention d'une aide soignante, sans doute ses trois co-équipiers.  

Envoyés en mission dans un asile parisien au début du vingtième siècle, Joel et ses compagnons devaient déterminer exactement l'origine d'une faille temporelle qui avait été détectée ici-même dans les heures qui venaient, et tenter d'empêcher que celle-ci se forme. Lorsque l'infirmière se fut assuré que tout allait bien, il put enfin se lever avant de quitter le dortoir. Observant la pièce dans laquelle il se trouvait, il fut surpris par la crasse dans laquelle vivaient les patients qui y étaient internés. Des lits d'un autre âge étaient allignés les uns à côté des autres, couverts de draps qui n'étaient plus de première fraîcheur. Certains affichaient même des tâches de sécrétions diverses, témoignant d'une hygiène plus que discutable. A trois lits du sien, un patient était attaché aux barreaux, et semblait avoir abandonné l'idée de se libérer de ses liens. Le visage allongé sur le côté, il fixait Joel d'un regard vitreux, presque mort.  

Joel fut accompagné par une infirmière jusqu'à une salle de repos où plusieurs patients se trouvaient déjà, et où il fut rapidement rejoint par plusieurs autres, parmi lesquels se trouvaient normalement ses co-équipiers. Mais difficile pour le moment de déterminer qui, parmi ces réceptacles potentiels, étaient Tess, Aiden et Zoé. Au fond de la salle, un homme nommé Ferdinand Meunier (Ethan Cross), le visage en partie arraché par une bombe à la guerre, poussait régulièrement des hurlements se croyant encore sur le champ de bataille dont il gardait un traumatisme profond.  

 

Joel se dirigea vers une table sur laquelle était posé un journal, et passa près d'une petite fille d'une dizaine d'années qui jouait à la poupée en lui tournant le dos. Se demandant ce que cet enfant faisait là, il se pencha près d'elle et sursauta de surprise en la voyant se retourner, le visage couvert par une muselière. Son regard affamé le dérangea, car la petite semblait le regarder comme si elle voulait le dévorer.  

Internée pour avoir dévoré ses propres parents, Edith Jolibois (Lou Muller) était convaincue qu'elle tirait sa vitalité de la chair humaine, aussi elle ne quittait sa muselière que de brefs instants lorsqu'on lui servait à manger, pour l'empêcher de se livrer à la pratique du cannibalisme.  

Continuant son chemin, Joel alla s'asseoir à la table et attrappa le journal qui était posé sur celle-ci. Quel jour était-on exactement ? Le journal en tout cas était daté du 8 Avril 1921. Tournant les pages de celui-ci, son regard fut attiré par un petit article en bas de page qui faisait référence à la disparition inexpliquée de plusieurs patients de l'asile Beauregard. Le sujet devait peu intéresser car le journaliste n'avait écrit que quelques lignes à ce propos. Le sort des pauvres gens qu'on avait enfermés ici devait peu intéresser la population. Joel se demanda cependant si ces disparitions étaient ou pas liées à sa mission.  

Pendant qu'il était plongé dans sa lecture, il ne fit pas attention à la jeune femme qui passa devant lui et marcha en direction d'une patiente aux yeux vitreux qui peignait un tableau au milieu de la pièce. Cherchant elle aussi à découvrir des éléments qui pourraient l'aider à trouver l'origine de la faille temporelle qu'elle avait pour mission d'empêcher de se créer, Tess (Maggie Fitzgerald) observa silencieusement la peinture de la patiente dont les longs cheveux noirs tombaient sur son visage blafard. Tenant un pinceau de peinture noire dans ses doigts décharnés, la pauvre fille qui marmonait des propos incompréhensibles en peignant dessinait sur la toile des créatures humanoïdes dotées d'ailes démoniaques, et au milieu desquelles une forme humaine semblait hurler de douleur. Un peu partout sur sa toile, des chiffres et des lettres s'entremêlaient de manière chaotique.  

 

Soudain, des cris brisèrent le silence de la salle de repos, et tous les regards se tournèrent vers une femme qui venait d'agresser un autre patient. Immédiatement, des infirmières se ruèrent sur Marie Bertholet (Melany Morgan) qui venait de déchirrer ses vêtements, découvrant sa poitrine, sous le nez de celui sur qui elle avait jeté son dévolu, et dont elle ne comprenait pas les gestes de répulsions. Erotomane, la pauvre femme était convaincue que les gens qui l'approchaient étaient fous amoureux d'elle mais n'osaient pas l'aborder. Sa famille l'avait faite interner pour ne pas subir la honte de cette fille qui se jetait sans aucune retenue sur hommes et femmes qui selon elle voulaient lui faire l'amour.  

Or elle venait de jeter son dévolu sur Aiden (Ian Morcar), qui ne comprenant pas pourquoi elle l'agichait comme elle le faisait, l'avait repoussée, provoquant chez elle une réaction agressive démeusurée. Se débattant entre les mains des infirmières qui tentaient de la calmer, Marie ne voulait rien entendre. Fixant Aiden d'un regard dément, elle fut envoyée de force vers l'infirmerie où on allait lui administrer un calmant. Encore sous le choc, Aiden masqua au maximum son malaise. En étant envoyé dans un asile, il savait qu'il allait avoir affaire à des patients plus ou moins fous, mais il n'avait pas imaginé être si rapidement pris à parti par l'un d'entre eux.  

Jospéhine (Jade Feather) s'approcha de lui pour s'assurer que tout allait bien. Très sensible, l'aide soignante avait beaucoup de difficulté à vivre dans cette atmosphère au quotidien. Aussi elle prenait un soin particulier à s'assurer du bien être des patients les plus paisibles, qui vivaient au quotidien une horreur au milieu de ces déments. L'idée que tous n'étaient pas totalement fous la rassurait.  

Observant le regard lourd de reproches de Berthe (Anne-Martine Vandervelt), l'infirmière en chef qui était venue sur place voir ce qui se passait, Jospéhine s'écarta d'Aiden et reprit ses tâches habituelles. Depuis qu'elle avait été engagée à Beauregard, l'aide soignante et sa supérieure étaient sans cesse en conflit concernant le comportement à avoir envers leurs patients. Pour l'infirmière en chef, il était nécessaire de garder au maximum ses distances par rapport à ces gens malades, tandis que pour Joséphine, c'était justement en créant des liens proches avec eux qu'ils pourraient les soigner.  

 

Les choses reprirent leur cours normal dans l'asile de Beauregard, et les patients furent invités à sortir prendre l'air sur la promenade extérieure. Zoé (Sabrina Calcé) observait un homme qui effectuait une danse étrange, cherchant à déterminer s'il s'agissait ou pas d'un de ses co-équipiers, lorsqu'un autre patient l'aborda.  

 

- Fais attention à ton comportement, tu vas te faire repérer.  

- Quoi ? demanda Zoé surprise.  

- C'est Joel, chuchotta-t-il. Je te dis juste de faire attention, car tu n'es pas assez discrète lorsque tu observes les autres. J'ai très vite repérée que tu faisais partie des notres. Je ne sais pas si tu es Zoé ou Tess, mais si j'ai pu détecter quelque chose dans ton comportement qui m'a permis de te repérer, le personnel de l'hôpital le verra aussi.  

- Ah, Joel ! Enfin je retrouve un d'entre nous ! Je désespérais d'y arriver.  

- C'est toute la difficulté de notre exercice ici. Il faut qu'on se fonde dans la masse, tout en parvenant à découvrir ce qu'on est venus chercher.  

- Sais-tu où sont Tess et Aiden ?  

- Je leur ai donné rendez-vous dans cinq minutes au dortoir. Sois discrète quand tu t'y rendras. Il ne faut pas que l'on se fasse repérer.  

 

Sur ces mots, Joel s'écarta avant que l'un des surveillants n'aperçoive les messes basses des deux patients internés. Tandis qu'il s'éloignait, Zoé fut rassurée de savoir qu'elle avait enfin trouvé ses trois co-équipiers. Car après avoir tenté d'entrer en contact avec Vasil le coaïnomane (Graham Cannon) qui n'avait qu'une idée en tête, celle de se trouver une dose, le traumatisé de guerre qui continuait de vivre dans sa tête le cauchemar qu'il avait vécu plusieurs années plus tôt, le paranoïaque Félix Bonnenfant (Lars Aaroldsen) qui soupçonnait tout le monde de lui vouloir du mal, ou encore Eugène Bosquet qui pensait à tord avoir perdu l'usage de ses jambes, elle craignait de perdre elle-même la tête si elle ne retrouvait pas au plus vite quelqu'un de sain d'esprit. D'autant plus qu'elle ressentait elle-même des pulsions suicidaires, enfouies au fond du réceptacle dans lequel son esprit avait été envoyé.  

Bien que préparée par son entrainement à faire la part des choses entre ses idées à elles et celles de son réceptacle, le corps dans lequel elle avait été projeté cette fois était poussé par de telles pulsions qu'elle avait du mal à les retenir, et cela lui demandait un très gros effort psychique pour repousser ces idées morbides, ce qui était très éprouvant.  

 

Après avoir attendu quelques minutes, elle quitta la promenade extérieure pour se rendre au point de rendez-vous prévu. Elle retrouva ainsi ses trois co-équipiers au dortoir, qui échangeaient les éléments qu'ils avaient découverts chacun de leur côté. Pour le moment, ils ne parvenaient pas à savoir où se cachaient leurs ennemis, ni comment ceux-ci allaient créer la faille temporelle que les agents avaient pour mission d'empêcher de s'ouvrir. Ils ignoraient même exactement quelle était exactement la forme cette faille.  

Les quatre agents temporels étaient en train de discuter lorsque l'aide soignante Jospéhine entra dans la pièce. Craigant d'avoir été repérés, les quatre agents s'écartèrent les uns des autres mais la jeune femme vint vers eux en leur demandant de s'approcher. Elle semblait inquiète, et jetait sans arrêt des regards en arrière, comme si elle se pensait suivie. Lorsqu'ils furent réunis près d'elle, Jospéhine leur tint alors des propos qui les surprirent. Etait-ce un piège ou bien venait-elle au contraire de leur révéler un élément très important de leur enquête ?  

 

- Il faut que je fasse vite, avant que Berthe ne m'aperçoive avec vous. Je suis inquiète pour vous et les autres patients de cet hôpital, car je crains que le Docteur Hyacinthe soit devenu fou. J'ai peur qu'il ne soit pas étranger à la disparition des patients ces derniers temps. J'ai cru entendre qu'il y avait sous le sol de Beauregard des catacombes dans lesquelles il se livre à des expériences secrètes sur des patients. Faites donc attention à lui, je vous en conjure ! Et je crains que certains membres du personnel ne soient de mèche avec lui... Je cherche des éléments pour prouver mes soupçons, mais en attendant il faut que vous fassiez bien attention au Docteur.  

 

Sur ces mots, elle quitta la pièce toujours paniquée, et disparut en abandonnant là les quatre co-équipiers. Peut-être venaient-ils de découvrir une piste sérieuse pour trouver l'origine de la faille temporelle qu'ils devait empêcher de s'ouvrir. A quelles expériences ce Docteur Hyacinthe (Orson Lee) se livrait-il dans les sous-sols de l'hôpital ? Et comment y accéder ? Le plus simple était peut-être d'entrer dans le bureau du Docteur, où ils pourraient sans doute trouver des indices, mais comment y parvenir ?  

Les quatre agents temporels savaient que le temps leur était compté. Ils avaient déjà perdu beaucoup de temps pour s'identifier entre eux, et n'en avaient plus beaucoup devant eux pour remplir leur mission. Mais ils allaient devoir continuer à être discrets s'ils ne voulaient pas être reprérés. Au milieu de ces malades qui d'un moment à l'autre pouvaient devenir une menace pour eux, et du personnel de l'asile derrière qui se cachaient peut-être des êtres plus fous encore, ils allaient devoir redoubler de prudence.  

 

Dans un corridor sombre et humide, l'infirmière en chef avançait éclairée par une torche et tomba nez à nez avec le Docteur Hyacinthe qui l'attendait dans l'ombre. Après s'être assurés qu'ils n'avaient pas été suivis, ils échangèrent à propos de leurs derniers échecs, et des possibilités qui s'offraient à eux désormais. Leurs dernières expériences avaient encore échoué, mais ils étaient prêts de découvrir toutes les étapes pour réussir le rituel. Cela leur avait coûté cher, car ils avaient perdu plusieurs patients, mais très vite ils devraient enfin pouvoir ouvrir ce portail pour libérer les créatures pour purifier le monde.  

L'Homme avait montré récemment à quel point il était capable des pires cruautés, et il fallait effectuer au plus vite une purge si on ne voulait pas mener le monde à sa perte. Le Docteur Hyacinthe en était convaincu depuis qu'il avait mis la main sur ces écrits anciens, dans le sous-sol de l'hôpital. Mais pour réussir le rituel, il fallait à tout prix trouver le bon cobaye, la personne qui correspondait parfaitement pour ouvrir le portail. Pour ça il comptait évidemment sur Berthe.  

 

- Alors, pensez-vous avoir trouvé cette fois-ci le patient qui nous permettra enfin de réaliser le rituel à la perfection ?  

- J'ai, je pense, trouvé la candidate idéale, prononça l'infirmière en chef à la lueur de sa torche. Mais étrangement, elle semble s'être rapprochée de trois autres patients que je soupçonne de préparer un sale coup. J'ignore si c'est un plan d'évasion ou autre chose, mais je vais les surveiller de près...  

 

 

 

** Libre adaptation du jeu de plateau « Time Stories - Asylum 1921 » **  

 

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Joel (Aidan Meade)  

Tess (Maggie Fitzgerald)  

Aiden (Ian Morcar)  

Zoé (Sabrina Calcé)  

 

Docteur Hyacinthe (Orson Lee)  

Berthe (Anne-Martine Vandervelt)  

Jospéhine (Jade Feather)  

Marie Bertholet (Melany Morgan)  

Edith Jolibois (Lou Muller)  

Vasil la Fouine (Graham Cannon)  

Ferdinand Meunier (Ethan Cross)  

Félix Bonnenfant (Lars Aaroldsen)

Scénario : (3 commentaires)
une superproduction de science-fiction (Thriller/Horreur) de Alfonso Hernández

Aidan Meade

Maggie Fitzgerald

Ian Morcar

Sabrina Calcé
Avec la participation exceptionnelle de Orson Lee, Anne-Martine Vandervelt, Jade Feather, Melany Morgan, Lou Muller, Graham Cannon, Ethan Cross, Lars Aaroldsen
Musique par Erwin Bregman
Sorti le 29 octobre 2044 (Semaine 2078)
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