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Morcar Prod présente
Il était une fois... Nikolas Morcar

"Le cinéma est fait pour s'évader, rêver, rire, pleurer, oublier, frissonner, aimer. Quel meilleur métier peut exister que d'offrir tout cela aux gens ?"  

- Nikolas Morcar (1972 - 2055) -  

 

En cette année 2056, Morcar Prod fête ses cinquante ans d'existence à Gérardmerveille, un anniversaire que tous au sein de la société de production auraient aimé pouvoir célébrer avec son fondateur. Mais à la veille des festivités, celui qui pendant toutes ces années aura été à la fois auteur, scénariste, producteur, réalisateur, et bien d'autres choses encore, a tiré sa révérence, laissant derrière lui une société orpheline et un héritage incommensurable : uniquement à Gérardmerveille et au sein de Morcar Prod, ce sont exactement 650 films qui sont à ce jour sortis en salle. Nikolas Morcar fait partie de ceux qui ont marqué le cinéma de Cinéjeu Island, bien qu'il n'ai jamais aimé qu'on lui colle cette étiquette. "Je fais partie de ces vieux fous qui a une époque ont cru qu'il était possible de développer un cinéma ambitieux à Cinéjeu Island, et surtout à Gérardmerveille. Mais ce n'est qu'un rêve de gosse que j'ai eu la chance de réussir à accomplir, rien d'autre."  

Car l'histoire de Morcar Prod et de Nikolas Morcar ne se limite pas à la ville de Gérardmerveille, mais s'étend à tout Cinéjeu Island. Voilà pourquoi au travers de ce documentaire hommage, la 650è production de la société, nous vous proposons de découvrir aujourd'hui l'histoire de son fondateur au travers d'images d'archives et de témoignages de ceux qui l'ont côtoyé. Famille, amis, collègues et concurrents ont accepté de dévoiler chacun un morceau de leur histoire avec cet homme. Car ce sont tous ces petits bouts d'histoire, qui ont fait son Histoire.  

 

 

------------------ IL ÉTAIT UNE FOIS... NIKOLAS MORCAR ------------------  

 

 

Parti de rien, ce natif de Baltimore passionné de cinéma décide l'année de ses trente ans de se donner la chance de réaliser son rêve. Ce qu'il aime avant tout, c'est écrire, imaginer des univers, donner vie à des personnages. Après avoir vu quelques uns de ses scripts refusés par des producteurs de la ville, il investit toutes ses économies et effectue un prêt pour fonder sa propre société et produire lui-même les films qu'il a imaginés. Comme on dit, on n'est jamais aussi bien servi que par soi-même.  

A cette époque, le cinéma de Baltimore ne brillait pas pour son originalité. Aucune loi ne le leur interdisant, les producteurs de la ville préféraient plagier des succès déjà éprouvés à l'étranger plutôt que de proposer des films totalement originaux, ce qui irritait d'autant plus le jeune artiste trentenaire qui proposait des créations totalement sorties de son imaginaire. Parmi eux se trouvait d'ailleurs un autre producteur qui en témoigne lui-même, le célèbre Gérard Cousin.  

 

"La première fois que j'ai rencontré Nikolas, c'était sur un plateau de télévision à Baltimore, ce qui ne me rajeunit pas ! A l'époque, j'avais monté un studio à Baltimore qui s'était spécialisé dans le plagiat d’œuvres étrangères. Selon les lois du Cinéjeu Island c'était tout à fait légal, donc j'étais tranquille et le pognon rentrait gentiment sans se fatiguer. C'est à cette époque-là que Nikolas s'est lui aussi lancé dans le cinéma.  

Lui, c'était un peu un "chevalier blanc", il est arrivé et il a commencé à proposer des films originaux, et critiquait ouvertement ses concurrents tels que moi qui n'hésitaient pas à faire du plagiat. Il n'avait pas peur de donner un coup de pied dans la fourmilière, au risque de se faire de nombreux ennemis dans la profession. Beaucoup d'ailleurs voyaient d'un mauvais œil ce jeune blanc bec qui débarquait en "donneur de leçons". D'un côté, ce n'était pas de notre faute si au Cinéjeu Island, "American Pie" et autres films de ce genre n'étaient pas connus, non ? (rires) Les spectateurs raffolaient de ces reprises que nous faisions, sans se préoccuper que nous n'avions rien inventé.  

Toujours est-il qu'on a commencer à se chauffer, Nikolas et moi, par presse interposée. Je n'étais pas le seul producteur à procéder ainsi, mais je produisais beaucoup, et je suis en quelque sorte devenu très vite sa cible privilégiée. Une chaîne de télévision a alors eu la magnifique idée de nous réunir sur leur plateau, et c'est comme ça qu'on s'est retrouvés pour la première fois face à face. Le débat qui s'en est suivi, c'était quelque chose d'ailleurs, je vous conseille de retrouver les images franchement ça vaut le détour !  

Après ça, j'ai continué mon petit business et lorsque Nikolas en a eu marre de Baltimore, il s'est barré."  

 

En effet, lassé par le monde du cinéma de Baltimore, qu'il se permettra même plus tard de critiquer vivement dans un documentaire qu'il produira à Gérardmerveille, Nikolas Morcar commence à regarder ailleurs comment fonctionne ce milieu dans lequel désormais c'est certain, il veut faire sa carrière. Dès ses premiers films, le succès a été au rendez-vous, et très vite Morcar Prod engendre de coquettes recettes qui lui permettent d'investir dans de nouveaux studios. D'un petite studio situé dans une zone artisanale de la ville, il finit par acquérir un terrain sur lequel il fera construire un immense bâtiment pouvant accueillir des tournages beaucoup plus ambitieux.  

Mais face à la concurrence qu'il juge déloyale, son envie de développer son entreprise à Baltimore disparaît rapidement. A l'époque, une autre ville de Cinéjeu Island commence à faire parler d'elle pour son activité cinématographique naissante. Lorsqu'il s'y intéresse, Nikolas Morcar découvre des producteurs auxquels ils s'identifie beaucoup plus. En découvrant les propositions d'Ari Golan, Jeremy Walken ou Mamzelle Divine entre autres, il n'hésite pas un instant et décide d'investir dans un nouveau studio dans cette ville. La loi lui interdisant d'exporter ses films de Baltimore à Gérardmerveille, il repart de zéro dans cette nouvelle ville, en emportant cependant avec lui les scénarios de ses précédentes créations qui pourront plus tard lui servir à nouveau.  

 

"Je mentirais si je disais que je n'étais pas ravi de ce départ. Le mec qui m’empêchait de faire mon petit business tranquille qui se barre, c'était limite la fête chez Gérard Cousin Prod ! Tout du moins au début... Rapidement, j'ai commencé à m'ennuyer ferme là-bas, le fric rentrait, certes, mais au final, ce n'était plus vraiment pareil... J'ai même essayé de faire un vrai film original, "L'Attaque Des Martiens De L'Enfer". Rien que le titre, il vend du rêve, non ? (rires)  

Et le soir de la première, après la séance, je vois Nikolas qui se ramène pour me féliciter pour ce film ! Le mec avait fait le déplacement pour venir assister à la séance, et m'a suggéré de quitter Baltimore pour venir comme lui s'installer dans une ville d'avenir pour le cinéma : Gérardmerveille. Sur le coup, je me suis dit qu'il se foutait de ma gueule, qu'il venait là pour se moquer de moi. Mais il était sérieux !  

Et comme je dois avouer que je me faisais chier à Baltimore, l'idée de créer des films et de gagner plus d'argent encore m'a plutôt plu. Alors, je me suis dit que j'allais tenter de faire deux-trois petits trucs à Gérardmerveille, histoire de voir si c'était une si bonne idée que ça. Vous connaissez la suite de l'histoire. Comme il l'avait fait avec Morcar Prod, Gérard Cousin Prod est arrivée à GM. C'est donc la faute de Nikolas Morcar si je suis là ! Après ça, on s'est bien plus croisé à GM, on a même fait des projets ensemble, malgré le fait qu'il y ait eu de temps en temps des frictions entre nous. (rires)"  

 

Forcé de redémarrer avec de petits budgets, Nikolas Morcar imagine en tout premier lieu un film de fantasy, genre qu'il affectionne particulièrement, pourtant ce n'est pas ce projet qui arrivera en premier dans les salles. Aimant tous les genres de films, et souhaitant donner sa chance à de nouveaux artistes, il donne sa chance à une comédie sentimentale écrite par William Hunt, qui sera le premier film à afficher le nom de Morcar Prod sur les écrans des salles obscures. Et le succès de "L'inconnu que j'ai aimé" dépasse tout ce que le scénariste/producteur aurait imaginé ! D'un budget de moins de 100 000 $, il récolte plus de deux millions de dollars de recettes, de quoi très vite offrir à la société de production la possibilité de voir plus grand.  

"Aucun de mes scénarios n'avaient trouvé acquéreur, et j'étais sur le point d'abandonner quand Nikolas Morcar m'a donné ma chance. Il avait vécu la même chose que moi à Baltimore, et me comprenait. Nous sommes très vite devenus de proches amis. Parler de lui au passé me fait encore beaucoup de peine aujourd'hui. C'est à la fois une légende et un ami qui est parti. C'est lui qui m'a permis de faire une énorme carrière et de devenir l'homme que je suis devenu. Il restera pour toujours dans l'histoire du cinéma cinélandais. Quand on demande aux gens les noms de quelques producteurs gerardmerveilleux, il fait parti des deux ou trois premiers cités."  

Les deux hommes travailleront ensemble pendant près de dix ans, jusqu'à ce que William Hunt signe un contrat avec Misterdada Studio, une décision pour laquelle Nikolas Morcar ne lui tiendra pas rigueur. Au contraire, le producteur a incité son ami à travailler pour ses concurrents, convaincu que cela serait bénéfique pour sa carrière. Dénicheur de talents, que ce soient des scénaristes, réalisateurs ou acteurs, Nikolas Morcar se réjouit à chaque fois qu'il voit la carrière de ceux qu'il a découverts tant briller que ses concurrents souhaitent à leur tour travailler avec eux.  

 

Parmi eux, deux noms sont devenus tellement célèbres qu'on en oublie que leur carrière à débuté grâce au fondateur de Morcar Prod. Si aujourd'hui les noms des frères Patrick et Michael Wang sont connus de tous, les deux hommes ayant même fondé leur propre société de co-production, leur premier film en tant que scénaristes a débarqué dans les salles gérardmerveilleuses tel un OVNI. "Quand Michael et moi avons écrit le scénario de "Holsters", nous voulions à tout prix un casting intégralement asiatique. Nous avions une idée précise de nos personnages, et n'aurions jamais accepté que le script soit retouché pour modifier cet élément du scénario. Aucun film ne l'avait fait encore à l'époque, et lorsque nous avons proposé notre idée à Nikolas Morcar nous nous attendions à un refus de plus. Pourtant il a immédiatement dit Banco. Mieux encore, il croyait tant en notre projet qu'il lui a accordé un budget plus grand que ce que nous espérions. C'était il y a si longtemps, et pourtant je m'en souviens encore comme si c'était hier."  

Nombreux sont les artistes comme les frères Wang à avoir eu la confiance de Nikolas Morcar et à avoir ensuite volé de leurs propres ailes. Alain Blakstad a ainsi fondé Blakstad Films, sa soeur Rebecca a longtemps été directrice artistique de Morcar Prod et a donné naissance au Festival du Film d'Animation pour Enfants, les frères Wang ont créé WB Entertainment, et plus récemment May Elbez a pu créer Another Way Production grâce à ses collaborations avec Morcar Prod. Pourtant ce n'est pas Nikolas Morcar qui a lancé la carrière de l'actrice et réalisatrice, mais il a su déceler chez elle un talent qu'il a cherché à tout prix à mettre en lumière. "Ma plus grande fierté est d'avoir pu donner leur chance à tous ces artistes dont la renommée aujourd'hui n'est plus à faire. Je ne suis que celui qui leur aura donné de l'élan, mais je sais mieux que personne que sans cet élan, de nombreux artistes passent à côté d'une carrière prometteuse. J'ai su insuffler moi-même cet élan à ma carrière en créant Morcar Prod, et mon rôle est à mon avis de donner ce même élan à ceux qui n'ont pas la chance de pouvoir se lancer eux-même comme je l'ai fait."  

 

Parmi toutes les actrices dont il a lancé la carrière, il en est une tout particulièrement dont la vie a basculé le jour où elle a rencontré Nikolas Morcar. Courteney Campbell n'a que dix ans seulement, lorsque le producteur la repère lors d'un casting pour un film pour enfant. Il décèle chez elle un tel talent et une telle maturité qu'il convainc ses parents de la faire auditionner pour un autre rôle, très différent. Il s'agit d'un second rôle pour un serial policier à l'univers très sombre : Lost Shadows. La jeune fille est retenue pour le rôle et l'incarnera dans plusieurs épisodes. Elle tiendra également le premier rôle d'un film d'horreur, puis d'une trilogie produite par Gérard Cousin Prod. Mais c'est surtout quelques années plus tard que sa carrière prendra un tournant décisif.  

"Je me souviens encore de l'appel de Nikolas, lorsqu'il m'a proposé de reprendre à nouveau le rôle de Malaury dans Lost Shadows. J'avais aimé jouer ce rôle enfant, mais je ne voyais pas l'utilité de revenir, jusqu'à ce qu'il m'explique qu'il me proposait le rôle principal de la nouvelle saison. Je n'ai pas tout de suite compris de quoi il en était, et ce n'est que lorsque je l'ai rencontré le lendemain, et qu'il m'a montré une première ébauche de script que j'ai vraiment saisi de quoi il en était. Et jamais je n'aurais imaginé que cette idée prendrait l'ampleur qu'elle a pris ensuite !" En effet, le succès est au rendez-vous et dépasse même celui de toutes les saisons précédentes du serial. Une fois de plus, le flair du producteur avait été efficace.  

 

Toujours à la recherche de nouveaux talents, Nikolas Morcar assiste à de nombreuses représentations de théâtre, garde un œil sur les productions télévisuelles, et se rend même dans l’École Gérardmerveilleuse de Cinéma fondée par Daphné Edward, en espérant y dénicher la prochaine star des écrans noirs. C'est dans cette école qu'il découvre Léa Geoffrey, encore seulement âgée de dix-sept ans. "Quand il est arrivé dans l'école, je n'ai d'abord pas cru mes amis qui affirmaient qu'il s'agissait du patron de Morcar Prod. Je n'imaginais pas un seul instant qu'il se déplace en personne pour venir assister à nos cours. A la limite, je voulais bien croire qu'il ait envoyé quelqu'un, mais pas lui directement. Pourtant, si, c'était bien lui. A la fin de notre cours, il est venu discuter avec nous, tout simplement. Nous étions tous intimidés, et pourtant il nous a très vite mis à l'aise car il restait très simple."  

Pourtant le producteur ne s'est pas fait que des amis dans le monde du cinéma, mais Nikolas Morcar ne fait pas cas des attaques à son encontre, comme nous le rappelle Gérard Cousin : "Les plus anciens se souviennent de "Morcar à la Ferme", cette production d'une boite appelée Midisa qui avait beaucoup fait parler d'elle à sa sortie. Cette société avait décidé de s'attaquer ouvertement au monde du cinéma de Gérardmerveille, avec par exemple un film nommé "La Tête dans le Cul"... Mais après ça elle est passé à un autre niveau en tournant Nikolas en ridicule avec ce film zoophile. Lui, la grande classe, il a pris ça avec humour et dédain. Si ça avait été moi, l'affaire finissait dans les faits divers et je serais devenu le Phil Spector de Gérardmerveille! (rires) Mais pas Nikolas, il était pas comme ça. Pourtant on s'est plusieurs fois pris la tête lui et moi, de vrais frères ennemis ! Mais il n'y a jamais eu aucune méchanceté dans ses propos, malgré nos désaccords."  

 

Et pourtant, comme tout un chacun Nikolas Morcar a connu des périodes sombres lui aussi, notamment suite à sa rupture avec l'actrice Vanessa Zhan. Il a quarante ans à l'époque, et voit sa vie personnelle s'effondrer alors qu'il ressort à peine d'une période difficile dans sa carrière. En effet, pendant un temps la direction de sa propre société lui avait été retirée, et c'est au terme d'un difficile combat qu'il est parvenu à en reprendre le contrôle, un combat qui aura eu raison de son couple. Cette nouvelle difficulté le fait sombrer dans la dépression et l'alcool, et suite à une hospitalisation il abandonne ses fonctions de PDG et producteur au sein de Morcar Prod.  

"Mon père a mis très longtemps à me parler de cette période de sa vie. Pourtant lorsqu'il a osé le partager avec moi, il m'a dit ne pas en avoir honte, car cela lui a permis de voir quelles étaient ses limites. Son succès lui avait en quelque sorte donné l'illusion qu'il était invincible, tant tout lui réussissait. Cette période lui a donc remis les pieds sur terre, et lorsqu'il a été de nouveau sur pied il a décidé de faire d'avantage le tri dans ses activités. A l'époque, il menait de front les carrières de producteur, scénariste et même réalisateur puisqu'il était finalement passé derrière la caméra. Il a finalement compris qu'il ne pouvait pas continuer ainsi, et il a abandonné la réalisation et la production. Il a toujours dit que c'est avant tout d'écrire et créer des univers qui lui plaisait, alors il a décidé de revenir à ses premières amours uniquement."  

Pourtant bien qu'ayant pris ses distances, il reste malgré tout très présent dans le monde du cinéma de Gérardmerveille, et acceptera toujours d'apporter son aide à celles et ceux qui dirigeront sa société de production. Ne cessant jamais d'écrire, il trouve un jour en la personne d'Alex Krueger son digne héritier en tant que scénariste, et co-écrira plusieurs films avec lui avant que ce dernier n'ose se lancer seul dans le travail d'écriture au cinéma. Mais bien évidemment, c'est aussi à ses deux enfants qu'il transmet sa passion pour le cinéma.  

 

Ian et Ellein souhaiteront tous les deux tenter leur chance devant la caméra, et pourtant ni l'un ni l'autre n'y trouvera vraiment son bonheur ni le succès. Comme son père, Ellein aime surtout écrire, et c'est donc aujourd'hui en tant que scénariste qu'elle oeuvre, tandis que son frère Ian a pris la direction de Morcar Prod. "Je dois avouer que quelque part c'est une lourde mission qui m'est confiée aujourd'hui. Beaucoup avant moi ont œuvré à la tête de Morcar Prod pour poursuivre le travail de mon père, mais en tant que son fils, je devine qu'on attend encore plus de moi. J'espère être digne de l'héritage qu'il m'a laissé, et qui sait, peut-être que dans quelques années mon fils à son tour poursuivra l’œuvre de son grand-père."  

Bien que faisant partie des plus grands noms du cinéma de Gérardmerveille, Nikolas Morcar aimait peu entendre parler de ça. Pour lui, il n'avait fait que profiter de la vague initiée par ceux qui étaient là au tout début tels que Jeremy Walken et Ari Golan. Retiré depuis des années dans sa « mansion » de Cannasucre, entouré de ses petits et arrière-petits enfants naturels ou adoptés qui égayent son quotidien, l'ex-CEO de la société MMP regarde aujourd’hui ses années de production d’un œil malicieux, et quand on lui évoque le nom de Nikolas Morcar, il s’anime :  

"Ah, Nikolas Morcar - l’homme le plus classe du monde après Georges Abitbol ! Vous savez, après mon départ de GM, on a beaucoup glosé sur la reprise de la compagnie par Enzo Matteo puis par je ne sais quels hedge funds - certains ont murmuré que cette « chute de la Maison MMP » était dûe à l’action occulte de la cour de M. Morcar. Jusqu’à la « grande catastrophe » qui a amené la disparition de 90% de la production forumique de la compagnie - dont 100% de la mienne ! Balivernes que tout cela : l’important, c’était les films, pas ma prose. Bref... Morcar, c’était la grande classe, un adversaire de choix, de valeur artistique, qui a toujours joué collectif. Baste ! MMP avait même collaboré avec eux. Son départ laissera une place vacante - comme la mienne, j’imagine. Comment je vois le futur ? Le départ d’un patron - volontairement ou non - ne condamne pas l’entreprise, du moins, pas toujours (il sourit). Je ne vois pas le futur, je n’ai pas l’âge pour ça et je ne consulte pas les oracles... Morcar Prod demeure une compagnie florissante, avec quelques autres sur GM, dans un contexte difficile, et une compagnie qui a mis la barre très haut grâce à un capitaine d’industrie remarquable, et qui devra maintenir le cap.  

A titre personnel, Nikolas Morcar et moi-même avons cultivé une forme de respect vigilant : dans un univers de loups comme le nôtre, nous savions que ni l’un ni l’autre - ni aucun autre patrons de la place - n’avait intérêt à des conflits de majors. Nous avons donc remplacé cela par une ‘éthique du capitalisme’ un peu oligarchique, mais qui avait l’avantage de la sérénité pour les artistes qui travaillaient pour nous (nous-mêmes faisions partie de ces artistes) et pour le marché. Une bien belle époque... »  

 

 

 

 

 

Avec la participation de :  

* Ian Morcar  

* Courteney Campbell-Seasong  

* Patrick Wang  

* Léa Geoffrey  

* Alain Blakstad  

* Andrew Graber  

* Ellein Morcar  

* Esther Prescott  

* Alex Krueger  

* Ari Golan  

* Gérard Cousin  

* William Hunt  

 

 

(Un grand merci aux joueurs Ari Golan, Erbaf et Gérard Cousin d'avoir bien voulu se prêter au jeu en incarnant le temps d'une petite intervention les personnages de leurs producteurs pour ce documentaire)

Scénario : (4 commentaires)
une série B documentaire de Anaya Ifuru

Ian Morcar

Courteney Campbell-Seasong

Patrick Wang

Léa Geoffrey
Musique par Ruth Davey
Sorti le 18 février 2056 (Semaine 2668)
Entrées : 20 461 191
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