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MaNyla Productions présente
Autant en emporte mon cœur

14 juin 1940, Paris  

 

Le silence est étrange, presque irréel. Pas un coup de feu, pas un cri. Seul le martèlement régulier des bottes sur les pavés de la rue de Rivoli brise le calme pesant de ce matin gris.  

Paris a été déclarée ville ouverte pour ne pas subir le même sort que Varsovie ou Rotterdam, le gouvernement a fui le 10 juin vers Bordeaux.  

 

Amélie (Tamara Lehmann) serre la main de son père, le regard figé sur les colonnes de soldats allemands qui avancent lentement, méthodiquement, le pas mécanique, leur visage fermé. Elle n'a que 22 ans, mais sait pertinemment que c'est un événement marquant, un tournant dans cette guerre.  

Son père, M. Laurent Delmas, ancien combattant de la Grande Guerre, ne dit rien. Ses poings sont crispés dans les poches de son manteau usé, son chapeau baissé sur les yeux. Sa fierté de patriote, broyée. Comment la France a-t-elle pu tomber si vite ?  

À côté d’eux, les habitants sortent en silence. Certains baissent les yeux, d'autres observent les uniformes feldgrau avec un mélange de haine et de peur.  

La jeune femme blonde repense à son petit-ami, caressant le pendentif que Clément lui a offert juste avant de partir.  

Clément...  

Il était parti cinq jours plus tôt, le 9 juin, à l’aube. Une valise légère, une carte pliée à la hâte, et la promesse qu’il l’attendrait à Orléans, chez un oncle éloigné. Il voulait fuir Paris, les rumeurs de l’effondrement, les colonnes de civils paniqués, les routes déjà encombrées vers le sud. Il avait supplié Amélie de venir avec lui. Elle avait voulu le suivre. Mais son père avait refusé de quitter la capitale, convaincu que la France allait réagir et repousser les allemands ou au moins les contenir loin de la ville comme ils l'avaient fait en 14-18.  

Et puis cette fois-ci, ils avaient la ligne Maginot, que les Allemands n'arriveraient jamais à franchir.  

 

Amélie baisse les yeux un instant, incapable de soutenir plus longtemps le spectacle de la débâcle. Elle tourne légèrement la tête vers son père.  

Il est droit, comme toujours. Le dos tendu, les bras croisés, la mâchoire serrée. Ce même homme qui lui semblait inébranlable quand elle était enfant.  

Celui qui avait survécu à Verdun, qui lui racontait avec pudeur et parcimonie des fragments de la guerre, comme s’il ne voulait pas salir son silence avec trop de vérité.  

Mais elle, elle savait.  

Elle savait les cauchemars. Les cris étouffés dans la nuit, les draps froissés au petit matin. Les heures où il restait prostré, les yeux vides, après avoir hurlé un prénom inconnu dans son sommeil. Les souvenirs, embusqués dans les ombres, qui revenaient toujours.  

Elle le regarde maintenant. Le col de sa veste est mal ajusté, ses épaules semblent plus lourdes que jamais. Il ne dit rien, bien sûr. Il ne dit jamais rien. Mais pour la première fois, Amélie remarque quelque chose d’étrange.  

Des larmes.  

Elles glissent lentement, silencieusement, le long de ses joues creusées. Elles se perdent dans la blancheur de sa moustache, comme si même elles cherchaient à se cacher. Il ne les essuie pas. Il ne bouge pas. Il regarde les soldats ennemis entrer dans sa ville, dans son Paris, et pleure comme on pleure un frère tombé au combat.  

Amélie sent sa gorge se serrer.  

Le voir ainsi, ce colosse fendu par le chagrin, la bouleverse plus que tout.  

Alors elle reste là, debout à ses côtés, et elle comprend.  

Son père n’a pas seulement perdu une guerre. Il vient de perdre ce pourquoi il s’était battu vingt-six ans plus tôt.  

 

 

Quelque part entre Mauchamps et Etampes.  

 

Clément (Ezio Mallatore) avançait mécaniquement, les pieds douloureux, les jambes lourdes, le dos courbé sous le poids de son sac.  

Cela faisait trois jours qu’ils marchaient, lui, ses parents, et des milliers d’autres âmes en fuite, agglutinées sur les routes comme un seul corps blessé.  

Les chevaux tiraient des charrettes avec peine, les moteurs des rares voitures toussaient avant de tomber en panne sèche. Des bicyclettes, des landaus transformés en brouettes, des poussettes chargées de valises brinquebalantes. Tout ce qui roulait ou pouvait transporter des affaires était réquisitionné, bricolé, poussé. Les cris d’enfants, les aboiements de chiens, les pleurs de vieillards composaient une musique de détresse continue.  

Clément jeta un regard sur sa mère, qui avançait la bouche serrée, le foulard noué trop serré autour de ses cheveux. Son père, silencieux comme toujours, portait deux sacs sur les épaules et gardait les yeux rivés sur l’horizon, comme s’il guettait un miracle.  

Mais il n’y avait rien à voir. Que la poussière. Et la peur.  

Ca parlait autour de Clément, des rumeurs concernant des soldats français qui fuyaient, sans ordres, de bombardements sur les colonnes de réfugiés, de femmes violées et d'assassinats comme en 1870.  

Les histoires circulaient plus vite que les nuages. Clément ne savait plus ce qui était vrai ou faux mais ces histoires insufflaient de la peur en chaque personne qui écoutait. Mais il ne faut pas céder à la peur, la convention de Genève actée en 1929 ne permettra pas à de telles choses d'avoir lieu.  

 

Clément effaçait ces mauvaises idées en pensant à Amélie. Il revoyait son regard le jour de leur séparation. Ce mélange de promesse et de peur. Il l'attendrait à Orléans, une fois là-bas il lui enverrait une lettre pour confirmer que ses parents partaient dans le sud avec son oncle Gérard et qu'il viendrait la chercher avec son cousin Louis et sa cousine Marguerite.  

Il ne voulait pas quitter Amélie mais il ne voulait pas non plus laisser ses parents sur ses routes, seuls.  

Clément s’arrêta une seconde. Il se retourna. Une longue file humaine serpentait derrière eux, sur des kilomètres. La France sur les routes. La France sans défense.  

Le soleil déclinait lentement. Au loin, un grondement sourd.  

Clément leva les yeux au ciel.  

Le grondement s’intensifiait, profond, régulier, de plus en plus oppressant. D’abord un murmure, puis un vrombissement. Puis plusieurs. Comme un essaim métallique qui s’approchait.  

Les conversations se turent d’un coup. Tous levaient la tête maintenant, la main en visière pour se protéger du soleil. Les nuages s’écartaient lentement, et enfin, les silhouettes apparurent : sombres, imposantes, en formation.  

Les sirènes hurlantes commencèrent. Les oiseaux de guerre piquèrent.  

Clément sentit le sol se dérober sous lui alors que les premiers sifflements déchiraient l’air. Une bombe explosa à deux cents mètres, soulevant une gerbe de terre. Puis une autre et encore une autre.  

Les gens couraient, hurlaient, se jetaient dans les fossés, entre les haies, sous les arbres. Une voiture en feu dévalait la pente d’un talus. Un cheval blessé hennissait, fou de douleur, traînant encore sa charrette renversée. Des valises éclatées, des peluches, des photos de famille s’envolaient dans le chaos.  

 

Clément avait attrapé sa mère et l’avait plaquée contre le sol, son bras autour de sa tête. Il cherchait son père du regard, mais ne voyait que la poussière, le feu, et l’ombre des avions qui remontaient en crachant leurs dernières rafales de mitrailleuses.  

Quand le silence revint, ce fut pire encore. On n’entendait que les sanglots, les gémissements, le crépitement des incendies qui consumaient les charrettes et le murmure incrédule des survivants.  

Clément se redressa lentement. Il avait la bouche pleine de terre. Les mains tremblaient. Il regarda autour de lui.  

La route n’était plus une route. C’était un charnier.  

Il vit un enfant sans vie, une poupée encore serrée contre lui, dont la mère secouait le petit corps inerte. Et plus loin, son père, qui avait le pantalon ensanglanté et marchait en boitant.  

Clément s'avançait vers lui, un cri dans la gorge qui ne pouvait sortir alors qu'un nouveau grondement, plus grave, plus massif, s'approchait.  

Les stukas revenaient, comme des rapaces affamés. Des crépitements infernaux, mécaniques, hachés, balayaient la colonne humaine. Les avions allemands balayaient la route à coups de mitrailleuses.  

Des cris, des appels à l’aide, des plaintes d’agonie. Une femme courait en tenant un nourrisson, s’effondra soudain, laissant l’enfant choir sur la route. Des chevaux fous galopaient au hasard, éventrant des charrettes et piétinant les fuyards.  

 

Clément se jeta dans le fossé, mais une explosion éclata si près de lui qu’il sentit la chaleur le brûler.  

Un éclair blanc, assourdissant.  

Le sol se déroba.  

Il sentit quelque chose se fendre dans sa mâchoire, un goût métallique envahir sa bouche. Il tenta de crier mais aucun son ne sortit. Son regard devint flou, embué de larmes et de sang.  

Le ciel, d’un bleu éclatant, oscillait au-dessus de lui. Il entendait des hurlements lointains, étouffés, comme sous l’eau.  

Il voulait bouger, mais son corps refusait. Il avait froid. Très froid, malgré la chaleur de juin.  

 

 

Fin octobre 1940, Paris  

 

Amélie avait le coeur lourd.  

Chaque matin, elle espérait avoir un courrier de son amour mais en vain. Les mois étaient passés sans que la moindre nouvelle ne lui parvienne.  

Son père avait entendu de terribles histoires de colonnes de civils mitraillées par l'aviation allemande. Elle espérait qu'il n'avait pas été pris dedans mais le silence lui faisait penser le contraire.  

La belle blonde saluait une voisine de palier tandis qu'elle sortait de l'immeuble où elle résidait avec son père.  

Paris avait bien changé.  

La radio allemande, qui diffusait maintenant à heures fixes, ne parlait que de victoire et d'un nouvel ordre . Une immense croix gammée flottait sur la Tour Eiffel.  

Des panneaux en allemands avaient été installés, facilitant le déplacement des occupants dans la ville lumière.  

Des drapeaux à croix gammée pendaient désormais aux frontons des bâtiments officiels. Les soldats allemands étaient partout. A l’angle des rues, sur les places, devant les cafés. Ils fumaient, riaient parfois, se promenaient avec une assurance arrogante. Certains prenaient des photos, comme s’ils visitaient un musée vivant. D’autres regardaient les passants avec ce sourire froid qui faisait frissonner Amélie.  

Elle passait devant un kiosque. Les journaux titraient sur le gouvernement de Pétain et des bienfaits de la collaboration nécessaire avec les allemands. Les mots sonnaient faux, comme vidés de leur sens. Des tracts indiquaient également aux personnes juives de se faire référencées.  

Amélie se rendait à Montmartre, elle voulait voir Elise, son amie d'enfance. Elle étaient inséparables mais depuis l'occupation de Paris et le couvre-feu mis en place par les forces militaires du IIIe Reich, elles n'avaient pas eu beaucoup de temps pour se voir.  

 

Le ciel était pâle, lavé par les pluies d’automne.  

Amélie pressait le pas dans les rues du 18e arrondissement. Une lettre serrée dans sa poche, une simple invitation à venir prendre un thé chez Élise.  

Ses pensées dérivaient. Vers Clément, encore. Le manque était toujours là, silencieux, douloureux.  

Au détour d’une rue, perdue dans ses souvenirs, elle heurta de plein fouet une silhouette rigide.  

"Pardon... pardon monsieur." dit-elle précipitamment, les joues rougissantes.  

Un silence. Puis une voix posée, presque amusée, à l’accent rauque lui répondit doucement, "Keine Sorge, Fräulein…" (Pas de souci mademoiselle).  

L’homme portait un uniforme noir impeccablement taillé. La croix gammée brillait sur sa manche, mais ce fut l’insigne sur son képi qui glaça le sang d’Amélie, une tête de mort argentée. Des runes sur le col, une croix de fer épinglée sur le torse et les gants de cuir noir… tout indiquait qu’il ne s’agissait pas d’un simple soldat. Il sentait le tabac froid et la lavande.  

Le Hauptsturmführer Ernst Früller (Chris Abrams) la regardait avec insistance, un sourire en coin. Les yeux clairs détaillaient le visage d'Amélie et sa silhouette, ses cheveux d’or retenus en chignon sous son béret. L'officier semblait être sous le charme de la jeune française, il questionna la jeune femme en français mais avec un accent marqué, il voulait savoir si elle était française, où elle résidait et ce qu'elle faisait dans les rues de Paris et finissait par lui demandé son prénom, elle lui répondit à contre coeur.  

"Amélie…" répéta-t-il doucement, comme s’il goûtait le mot. "Attention où vous marchez, Fräulein Amélie. Paris est pleine de pièges." avant de rire doucement en souriant à la jeune française.  

Puis, sur ces mots, il tourna les talons, rejoignant un véhicule stationné plus loin où deux soldats attendaient.  

Amélie resta figée un moment, avant de reprendre sa marche, le pas plus rapide, presque en fuite.  

 

 

Quartier Montmartre  

 

Dans une maison discrète du haut de Montmartre, les volets d'une chambre à l'étage restaient souvent fermés.  

Clément avait atteint Paris en juillet. Il n’aurait pas pu faire un pas de plus. Son corps avait cédé à la douleur, la fatigue, la septicémie qui s’insinuait depuis des semaines. Il s’était effondré devant la porte d’Élise, et c’est son père, le docteur Dumesnil, qui l’avait relevé. Ils avaient tous deux reconnu dans ses traits abîmés le garçon fougueux d’autrefois.  

Les semaines suivantes furent floues, brumeuses. Clément délirait parfois, murmurant des prénoms, revivant des scènes atroces. Le médecin, malgré les risques, avait mobilisé tout ce qu’il possédait encore comme quelques antibiotiques cachés depuis la débâcle, des pansements, de l’alcool, du repos.  

Élise (Ana-Luisa Monteiro) restait souvent à son chevet, silencieuse.  

Les bandages avaient peu à peu été retirés. Le visage de Clément portait désormais une marque profonde le long de la mâchoire et une cicatrice fine au-dessus de l’arcade sourcilière gauche. Son œil, protégé de justesse, était sain, mais son regard avait changé. Il avait connu la mort quelques instants, la mort autour de lui qui avait failli le prendre également.  

Afin de cacher la cicatrice, Clément avait laisser poussé sa barbe.  

 

Dans la maison silencieuse, Élise referme doucement la porte de la chambre où repose Clément. Elle reste quelques secondes adossée au bois, le cœur battant, puis se retourne vers lui.  

Elle s’approche, serre les bras autour de sa taille comme pour se protéger du froid… ou de ce qu’elle va devoir dire.  

Puis elle se lance, vide son sac sous le regard éteint de Clément, "Amélie croit que tu es mort !" déclarait-elle les yeux humides à cause de l'émotion. Son amie lui a rendu visite cette après-midi et garder le secret sur son petit ami est insoutenable.  

Le parisien ferme les yeux en se passant une main tremblante sur le front. Il ne peut pas la voir avec ce visage défiguré, l'aimerait-elle encore ?  

Pour Elise, c'est sûr que oui ! Elle connait son amie et l'amour qu'elle ressent pour lui est réel et pur.  

Mais ce n'est pas possible pour Clément de vivre comme avant, il a promis de se venger. Il n'aura pas la paix avant d'avoir atteint son but.  

Elise a beau essayer de le dissuadé de se prendre ce chemin, elle a l'impression de parler à un mur. Soudain, elle se souvient de ce que lui a dit Amélie concernant cet allemand qu'elle a rencontré.  

Clément hoche la tête. Ses poings se serrent.  

"Il ne faut pas qu’il s’approche d’elle." déclare-t-il en regardant son amie, troublé, le visage durci par ce que Elise lui a dit.  

Élise se lève doucement, pose une main sur l’épaule de Clément.  

"Alors reprends des forces. Et choisis ce que tu veux faire. Te venger… ou retrouver Amélie"  

Elle sort sans dire un mot de plus, laissant Clément seul dans la pénombre.  

 

Elise descendait les escaliers, son père venait de rentrer et demander des nouvelles de Clément.  

Son père revenait d'une réunion avec les membres littéraires, Les amis d'Alain-Fournier, et utilisent les services de la bibliothèque du Musée de l'homme installé dans les étages du palais de Chaillot. En réalité, c'est un réseau de résistance parisien fondé dès l'été 1940. Il est emblématique d’une résistance intellectuelle, humaniste et courageuse, née dans un lieu symbolique. Fervent admirateur du Maréchal Pétain, son père s'était senti trahi par le héros de Verdun suite à l'armistice du 22 juin. Il continuait à combattre les allemands en distribuant des tracts appelant à continuer le combat, sabotant des lignes téléphoniques allemandes et en essayant de contacter Londres où De Gaulle continuait le combat.  

Elise était également membre de ce réseau de résistance mais, dernièrement, elle passait ses journées à s'occuper de Clément. Son père, étant un illustre médecin, les allemands leur foutait la paix. Mais pour combien de temps ?  

 

 

Place de l'Opéra, Kommandantur de Paris  

 

La lumière d’automne filtrait à travers les rideaux tirés du grand bureau d’apparat. Les murs, chargés de moulures haussmanniennes, portaient désormais l’austère présence du Reich : drapeau à croix gammée, portrait du Führer, cartes militaires et fiches d’arrestation clouées sur un tableau d’affichage.  

Assis derrière un vaste bureau en acajou réquisitionné à un ministre en fuite, Ernst Früller écrivait lentement à la plume, dans un silence presque religieux. Chaque trait de son écriture gothique était tracé avec minutie. Il annotait une liste de noms : suspects, résistants, juifs non-déclarés, intellectuels dissidents. Certains noms étaient soulignés. D’autres barrés, à l’encre rouge.  

Un gramophone jouait doucement une sonate de Schubert. Dans le coin de la pièce, une horloge allemande au bois noir égrenait le temps, sinistrement.  

Früller leva les yeux vers un grand miroir accroché face à lui. Il réajusta son col, observa son reflet quelques secondes avec une froide satisfaction.  

Son regard se posa alors sur une photographie, soigneusement découpée dans un rapport de patrouille. C'était Amélie. Floue, prise de profil alors qu’elle entrait dans une librairie surveillée avec Elise. Il tapotait doucement le cliché du bout des doigts, pensif.  

"Belle et fière... Une rose dans une porcherie. murmurait-il en rangeant la photo dans un dossier marqué d’un sigle rouge : Personnes d'intérêts.  

Il l’a croisée brièvement mais la vision de sa chevelure blonde, son allure droite, son regard clair l’ont marqué.  

Il désire posséder ce qu'il admire.  

 

On frappa à la porte.  

Deux soldats amenaient un jeune homme, les mains liées.  

Früller se leva lentement, tira ses gants noirs de cuir jusqu’à l’os de ses phalanges, et s’approcha.  

Un sourire froid, sans chaleur.  

Il se pencha, presque amical, "C’est une belle journée pour parler de la France… et de ceux qui croient encore en elle." murmurait-il à l'oreille du jeune homme.  

Früller a gravi les échelons sans jamais faillir, d'une loyauté absolue envers Himmler. Il a servi en Pologne, où il a mené des opérations contre les résistants dès septembre 1939.  

Affecté à la Sicherheitspolizei (police de sécurité), opérant à Paris et il fera tout pour remonter le fil de ces rumeurs d'une résistance naissante.

Scénario : (2 commentaires)
une série B dramatique (Historique, Guerre.) de Emily McBrain

Ezio Mallatore

Tamara Lehman

Chris Abrams

Ana-Luisa Monteiro
Musique par Gillian Johnson
Sorti le 14 juin 2070 (Semaine 3415)
Entrées : 11 826 026
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